25 janvier 2019 | RENCONTRES DE MALAQUAIS « De l’effet mer à l’éphémère »

#RencontresDeMalaquais #Paris

Rentrée 2019, 25 Janvier à 19h.

Vernissage & conversation « De l’effet mer à l’éphémère ».

Consommation d’objets inutiles, pollution des mers par le plastique, l’anthropocène et effets sur un monde en danger.

Gratuit Inscription

Le Professeur Carlos Moreno organise le vendredi 25 janvier 2019 de 19h à 22h une soirée et conversation autour de la thématique « De l’effet mer à l’éphémère ».

Le lieu accueille une exposition des œuvres de l’artiste peintre et plasticien Pascal Briba.

Artiste peintre, Pascal Briba a multiplié les supports : papier, bois, carton enduit, Scotch (et rarement la toile), d’où surgissent encore et toujours des visages.

Sa récente installation dans le Cap Sizun étend sa palette de créativité. Au fil des balades matinales sur les plages d’Audierne, et des trouvailles que la mer répand inexorablement, sont nés « les masques et marines recyclés et ses Éphémères».

Ses « ÉPHÉMÈRES » sont dessinés sur le sable d’un trait de brindilles, d’algues et de galets. Mais ces portraits d’homme barbu, de femme à couettes, ces oiseaux échassiers et lapin-fennec sont parfois chahutés par le passant ou la marée. Le cadre photo est un moyen d’inscrire ces créations passagères dans la durée.

Site internet : http://www.pascal-briba.com/category/effet-mer/
Instagram : www.instagram.com/bribapascal/
Facebook : https://www.facebook.com/pascal.briba

Le lieu accueille aussi une exposition des œuvres de l’artiste peintre Fabrice Harlé.
Artiste peintre depuis 30 ans, son travail repose en partie sur la représentation de paysages.
De manière contemplative, il tente d’exprimer les sentiments qui inspire sa vision sur le monde, la nature et la pensée qui l’anime. Entre terre, ciel et mer, sa peinture se veut intemporelle, laissant transparaître le dessous des choses, ses sensations perçues lors de ses voyages.

Dans les toiles de Fabrice Harlé, tout naît de la couleur, elle structure, donne forme et vie aux figures, scènes et paysages. Sans limite, c’est elle qui prend le pouvoir et qui fait œuvre créatrice.

Fabrice Harlé manie la couleur avec la plus grande dextérité, la fait nous parler, nous conter l’univers à sa manière et nous ouvre ainsi le champ infini de la vision.
« Le pays est la surface de la terre ou une partie de la surface de la terre, le paysage en revanche est le visage du pays, l’effet de celui-ci exerce sur nous » Max Jacob Friedlander

Site Internet : http://fabrice-harle.fr
Facebook : https://www.facebook.com/fabe.harle

Pascal BRIBA

Sans formation traditionnelle, Pascal Briba se situe en dehors de toute école, voire de toutes tendances picturales. Sa technique est d’ailleurs très personnelle et inventive puisqu’il peint sur papier, peut utiliser le scotch pour jouer avec la transparence de la couleur, puis maroufler sur bois et terminer ses tableaux en collant du papier kraft sur les bords, offrant ainsi un encadrement à son sujet.
Alors qu’il effectue son service civil au musée d’art moderne du centre Georges Pompidou en 1987 , Pascal Briba découvre un univers méconnu jusqu’alors : le dessin et la peinture. C’est le choc :
lui qui n’a jamais touché un pinceau ni intégré une école d’art, a t-il le droit d’essayer ?
Dans le même temps, il confie ses pinceaux à sa main gauche, responsable d’aucun échec.

Un sujet semble hanter la peinture de ce peintre : le visage…celui de ses amis, le sien, celui qu’il invente à la vierge Marie en Mater dolorosa et à tous les autres. Le visage remplit le support. Parfois, il semble même le déborder, sans souci des proportions et ses taches de couleurs possèdent à leur guise l’espace! Des visages encore et toujours, aux yeux agrandis, souvent bleus, soulignés de traits noirs, rehaussés de blanc: on pense alors au vitrail… ou à l’expressionnisme mais l’indiscipline du trait, le trop plein de peinture qui s’en échappe préviennent qu’il s’agit d’un nouveau genre !
Le visage surgit parfois d’un buste, d’un corps atrophié au mouvement raide et figé comme si soudain le peintre faisait une concession à la réalité.
Ses « piéta » méritent une attention particulière : Marie est représentée, assise retenant le corps mort de son fils ; elle nous fixe, avec des yeux remplis d’une souffrance qui ne s’élève pas vers Dieu, ou les paupières closes sur son chagrin de mère ; on pense au « Christ aux outrages » de G.Rouault en convenant pourtant qu’ici, le sujet n’est pas traité avec un esprit religieux.

L’utilisation de la couleur fait l’originalité de ce peintre; la couleur choisie est souvent déclinée dans toutes ses nuances dans le même tableau sans aucune approche de vérité figurative : des bleus, des verts avec des rehauts de noir ou de blanc qui s’échappent avec indiscipline comme si le peintre se vouait soudain à un barbouillage avec la gravité de l’enfance:on peut même dire que Pascal Briba nous impose l’art de la tache ! Dans un maniement qui doit plus à l’instinct qu’à un système.

L’abondance des « toiles « , la permanence des sujets, une technique si personnelle méritent qu’on s’interroge sur le sens de l’œuvre.
Même si c’est une banalité il faut bien dire que la peinture est le moyen d’expression d’une sensibilité à fleur de peau
ou à fleur d’âme de cet artiste: il n’y a chez ce peintre aucune volonté de démonstration ni de philosophie…il n’obéit qu’à un intense besoin d’exprimer sa vie intérieure d’où ne sont pas absentes la tristesse et les tortures de l’angoisse…
Dans la densité quasi-anarchique de la couleur, cet artiste trouve l’inspiration qui lui permet de réussir un paradoxe: suggérer l’émotion, avec une grande discrétion tout en maniant la peinture avec une grande audace !

Fabrice HARLE

Dans les toiles de Fabrice Harlé, tout naît de la couleur, elle structure, donne forme et vie aux figures, scènes et paysages. Sans limite, c’est elle qui prend le pouvoir et qui fait œuvre créatrice. Elle se fait chatoyante, vibrante, puissante encore lorsqu’elle s’affirme avec force pour faire surgir une silhouette, ou bien les traits d’un visage ou bien délicate, toute en nuances et transparences, pour laisser affleurer plusieurs paysages à travers un seul.

La couleur nous sert de mémoire, c’est elle qui recompose l’image pour nous. Les toiles abstraites portent elles aussi la marque du souvenir, d’un passage, de traces laissées à dessein pour nous permettre de redessiner à loisir un paysage mental.

S’y trouvent souvent des indices, tout aussi bien mystérieux qu’évocateurs et laissés à dessein pour nous emmener dans un voyage, celui que l’on se choisit nous-mêmes.

Il y a une tension perpétuelle dans tous les tableaux entre une première impression forte et immédiate, prégnante, puis une autre, plus fugace, insaisissable, qui semble nous filer entre les doigts. Nous sommes face à une peinture qui demande du temps, qui s’offre puis se dérobe, comme si elle se modifiait imperceptiblement sous nos yeux.

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